Ma Semaine Twitter 39 de 2021 | Philippe Maupas, CFA

Ozy Media est un média en ligne plutôt progressiste ciblant la génération X, créé en 2013 en Californie par Carlos Watson, qui fut auparavant présentateur sur CNN et MSNBC et travailla aussi chez Goldman Sachs.

Ozy Media annonce des chiffres non audités (trafic, nombre d’abonnés aux newsletters, visionnages de vidéos) qui semblent très élevés à certains observateurs du secteur. Et, comme toute société qui se dit en forte croissance, elle lève régulièrement des fonds.

L’hiver dernier, Ozy Media était en discussion avec Goldman Sachs Asset Management (GSAM) pour un investissement de 40 millions de $.

Une réunion facilitée par Ozy Media devait avoir lieu sur Zoom le 2 février 2021, à laquelle participaient les responsables de GSAM et Alex Piper, un cadre de YouTube (une division de Google), appelé à confirmer que les vidéos d’Ozy Media généraient effectivement un nombre considérable de vues sur la plateforme.

Arguant de problèmes techniques, Alex Piper transforma la session  Zoom en session téléphonique classique (audio seulement) durant laquelle il confirma de vive voix que les vidéos d’Ozy Media étaient effectivement fort regardées et que Watson était un excellent dirigeant.

Mais pendant la réunion sa voix était parfois étrange, comme si elle avait été modifiée par des outils numériques.

La réunion téléphonique terminée, une personne de GSAM que la voix de Piper avait rendue perplexe, contacta le responsable de YouTube via son équipe plutôt qu’en utilisant l’adresse gmail qui avait été fournie par Alex Watson d’Ozy Media.

Lequel Alex Piper, le vrai, indiqua qu’il n’avait pas participé à une réunion téléphonique avec GSAM.

Alex Piper (le faux) était en réalité Samir Rao, co-fondateur et directeur des opérations d’Ozy Media.

Mais comme au pays de Bernard Madoff tout a une explication, la voici : Samir Rao a traversé une crise psychologique sévère qui a momentanément altéré son comportement.

Rao et Ozy Media se sont excusés auprès de GSAM, qui n’a bien entendu pas investi. Le conseil d’administration d’Ozy a confirmé sa confiance aux dirigeants et approuvé la « compassion » dont Watson a fait montre pour Rao.

Voilà. C’est tout. Elle n’est pas belle la vie ?

Cette lamentable affaire révélée par l’article de Ben Smith du New York Times me semble emblématique de la phase terminale d’une euphorie qui dure depuis près de 12 ans, incarnée par les meme stocks, les SPAC et les crypto (depuis le temps que je dis cela, je vais bien finir par avoir raison).

Carlos Watson n’a évidemment pas du tout aimé l’article de Ben Smith. Mais, n’est-ce pas ? ce qui ne me tue pas me rend plus fort.

Heureusement pour Ozy Media que GSAM n’a pas investi, car il se serait alors agi de securities fraud. Et aux Etats-Unis, on ne rigole pas avec cela.

Etre patron d’un média en ligne aux Etats-Unis, c’est un sport de combat.

Un peu de sérénité avec Jean-Philippe de Tonnac.

Ah, j’oubliais : le 1er octobre, Ozy Media annonçait qu’elle cessait ses activités. La société avait levé un total de 70 millions de $ à fin 2020 selon Crunchbase.

James Clayton explique sur le site de la BBC que le bullshit fait partie du jeu du capitalisme contemporain, notamment dans la Silicon Valley.

Justement, le procès d’Elizabeth Holmes, la fondatrice de Theranos, société qui prétendait révolutionner l’analyse médicale avec une machine à test n’ayant jamais fonctionné, vient de commencer aux Etats-Unis.

Relisez donc le livre de John Carreyrou, le journaliste du Wall Street Journal qui avait exposé la fraude Theranos. On y trouve les ingrédients habituels. Rien ne change.

Il y a toujours eu des arnaqueurs, il y en a toujours, il y en aura toujours. Parce qu’il y aura toujours des gens pour croire aux belles histoires et des médias pour les véhiculer.

Tiens, un qui nous aura raconté de belles histoires, c’est Bernard Tapie (1943-2021). Pas vraiment ma tasse de thé, mais quelle(s) vie(s) !

Les pistonnés, ça commence comme cela :

Tous les matins en se levant
On dit « bonjour, mon adjudant ! »
Il nous apporte le café
Avec des biscottes bien beurrées
Après le petit déjeuner
On va commencer les corvées
Les guitares devront être bien astiquées.

Je vais relire La société du spectacle de Guy Debord et L’ère du clash de Christian Salmon.

Mais avant, regardons l’immortelle introduction au débat Tapie/Le Pen le 8 décembre 1989 par Paul Amar. Je crois que j’étais devant le téléviseur ce jour-là. Paul Amar n’en était pas sorti grandi.

 

Bienvenue dans ma semaine Twitter 39 de 2021.

CIF indépendant, où es-tu ?

Michael Kitces est un des meilleurs connaisseurs du marché du conseil financier aux Etats-Unis.

Dans un récent (et passionnant) billet, il est revenu sur les différentes dénominations utilisées au fil du temps par les 2 grandes familles que sont les courtiers rémunérés à la commission sur chaque transaction effectuée par leurs clients et les conseillers soumis au statut fiduciaire (registered investment advisors, ou RIA).

Kitces plaide pour que seul les RIA puissent utiliser le titre d’advisor (conseiller), car les broker-dealers sont des vendeurs, pas des conseillers. Les habitué.e.s de ce site reconnaîtront un de mes chevaux de bataille, avec lequel je conclus chacune de mes semaines Twitter.

Aux Etats-Unis, il est très facile de trouver un broker/dealer ou un registered investment advisor en interrogeant des bases de données officielles.

Tu cherches un broker/dealer ? Tu vas sur le moteur de recherche du site Broker Check de la FINRA, l’organisme qui supervise ces professionnels. Et tu as même accès aux historiques professionnel et disciplinaire des broker dealers.

Tu cherches un RIA ? Tu vas sur le moteur de recherche du site Investment Advisor Public Disclosure de la SEC, l’organisme qui supervise ces professionnels. Et tu as même accès aux historiques professionnel et disciplinaire des advisors.

En France, il existe un statut de conseiller en investissements financiers (CIF). Tout CIF doit choisir entre être indépendant ou être non indépendant. Soit l’un, soit l’autre.

Le CIF indépendant ne peut percevoir de rémunération (« rétrocession ») des fournisseurs de produits. Il doit se faire rémunérer explicitement par ses clients.

Le CIF non indépendant a le droit de percevoir des rétrocessions.

Selon les dernières données publiées par l’AMF, 94% des CIF ont choisi d’être non indépendants.

Si vous recherchez un CIF, il me semble important de pouvoir choisir entre les 2 types : dépendant, ou non indépendant, car ce sont 2 approches totalement différentes.

Mais où trouver l’information ?

Le site de l’ORIAS qui centralise le fichier des CIF, ne donne pas accès à ce critère de recherche.

Tentons notre chance auprès des 4 associations de CIF agréées.

Le site de l’ANACOFI CIF ne donne pas non plus accès à ce critère de recherche.

Le site de la CNCEF ne donne pas non plus accès à ce critère de recherche.

Le site de la CNCGP ne donne pas non plus accès à ce critère de recherche.

Le site de la Compagnie des CIF ne donne pas non plus accès à ce critère de recherche.

L’information, c’est le pouvoir. La France a une vieille tradition d’opacité administrative, mais il y a du mieux. Depuis quelques années, il est ainsi possible d’interroger via ameli, le site de l’assurance-maladie, une base de données des professionnels libéraux de la santé pour connaître leur statut : conventionné, conventionné honoraires libres, non conventionné ; et leurs tarifs.

Il est absolument stupéfiant qu’en matière de conseil en investissement financier, il ne soit pas possible de faire une recherche sur les critères de l’indépendance et de la non-indépendance. En 2021.

L’ORIAS devrait évidemment le proposer dans son moteur de recherche. Quant aux 4 associations CIF, il faut les y contraindre réglementairement.

Et vite.

Le monde selon Kunal

Kunal Kapoor, CFA, dirige Morningstar depuis 2017. Il a succédé à Joe Mansueto, qui avait créé la société en 1984.

A l’occasion de la Morningstar Investment Conference annuelle, qui s’est tenue à Chicago du 22 au 24 septembre, il a dressé un tableau fort intéressant de l’écosystème de la gestion et de la distribution de produits financiers aux Etats-Unis.

Kapoor rappelle tout d’abord que de plus en plus de personnes investissent dans des produits de placement (ou dans de purs instruments de spéculation) aux Etats-Unis, pour différentes raisons : baisse des frais (voire disparition pour certains, comme les frais de courtage, possibilité d’acheter des fractions d’actions, plus grande accessibilité des produits investissant dans des actifs non cotés.

Et même si c’est pour spéculer sur les meme stocks, comme GameStop, ou sur les crypto les plus improbables, comme dogecoin, ces néo-investisseurs ou néo-spéculateurs vont avoir besoin de conseils : l’avenir est donc radieux pour les conseillers financiers, qui, à condition de savoir leur parler, ont de nouveaux clients potentiels.

Autre tendance lourde, la montée en puissance des considérations liées à l’ESG. Si les Etats-Unis ont longtemps été à la traîne par rapport à l’Europe, les lignes bougent.

Et si les ETF s’imposent pour le moment comme les véhicules de choix pour s’exposer à l’ESG, Kapoor voit un grand potentiel de croissance pour le direct indexing.

Le direct indexing, c’est la construction d’indices sur mesure reflétant les préférences individuelles de chaque investsseur (j’en ai parlé ici et là).

En matière d’ESG, il y a sans doute autant de préférences individuelles que d’individus, alors que s’exposer à un indice ESG traditionnel implique d’accepter les conventions du concepteur de l’indice.

Les gérants traditionnels ne s’y trompent pas. La semaine dernière, Franklin Templeton a annoncé le rachat d’OSAM, une société de gestion quantitative. OSAM a développé un outil de direct indexing, CANVAS.

Patrick O’Shaughnessy, le dirigeant d’OSAM, avait parlé de CANVAS dans un récent épisode du podcast Odd Lots.

L’illusion de la finance verte

J’ai parlé ici de Tariq Fancy, qui fut pendant quelques mois CIO for sustainable investments de BlackRock avant de partir en campagne contre le greenwashing généralisé des grands gérants d’actifs.

Alors que l’ESG est l’une des planches de salut de la gestion, il est important et salutaire que les points de vue de chacun puissent s’exprimer.

Ceux des partisans de l’ESG (principalement les sociétés de gestion qui s’y sont converties il y a plus ou moins longtemps) n’ont pas de mal à se faire entendre : que ce soit par le biais d’interventions dans les médias financiers, friands de beaux récits réconciliant les marchés financiers et la lutte contre le changement climatique et les inégalités, ou de budgets marketing élevés.

Ceux des praticiens déçus méritent d’être écoutés.

Tariq Fancy avait pour lui d’avoir vu de l’intérieur comment BlackRock abordait la finance durable. Comme BlackRock est le méchant idéal (ayant succédé dans ce rôle à Goldman Sachs), Tariq Fancy a bénéficié d’une audience importante.

En France, j’ai découvert récemment (honte à moi) un livre écrit par Julien Lefournier et Alain Grandjean, L’illusion de la finance verte et préfacé par l’économiste Gaël Giraud.

Alain Grandjean est économiste et consultant. Je recommande la lecture de son blog, Chroniques de l’anthropocène, un titre qu’Alexandre Vialatte, mon idole en matière de chroniques, aurait adoré.

Julien Lefournier a donné un entretien passionnant à Bon Pote.

D’après son profil LinkedIn, il a travaillé pendant environ 25 ans (de 1992 à 2017) sur les marchés de capitaux, à la Société Générale, chez Merrill Lynch, chez RBS puis au Crédit Agricole CIB.

La thèse de L’illusion de la finance verte ? La « finance verte » n’aura un impact que si elle est encadrée solidement et si tout le monde fait des efforts. 

A commencer par les investisseurs, qui doivent accepter une rémunération inférieure.

Une finance qui serait réellement durable devrait satisfaire deux conditions, la première c’est que le sous-jacent du financement soit bien vert (si on finançait une centrale thermique à charbon, ça ne peut pas aller…) et la seconde, c’est que les apporteurs de capitaux prennent justement leur part de cette prime verte à travers une exigence de rentabilité inférieure à ce qu’elle serait pour l’alternative brune.

La finance qui se prétend durable aujourd’hui ne l’est pas, et elle tient à ses clients un discours mensonger :

On n’entend pas « n’attendez pas des rendements aussi élevés que ceux délivrés par nos concurrents qui ne sont pas durables parce que nous assumons de payer une partie des primes vertes ». Non. On entend au contraire que « vous allez faire autant d’argent que les autres et en même temps sauver la planète ». C’est un dévoiement assez ridicule de l’éthique originelle, discours rendu possible parce que de gros cabinets juridiques à la solde des banques ont perverti la lecture traditionnelle du principe de responsabilité fiduciaire.

Lefournier tire également à boulets rouges sur les obligations vertes :

Faisons une analogie avec un acheteur qui hésite entre un véhicule électrique et un moteur thermique. Le prêt pour l’un ou l’autre des véhicules que cet acheteur pourrait contracter auprès de sa banque est le même. Si l’acheteur se décide finalement pour le véhicule propre, que son banquier appelle finalement « vert » son prêt n’apporte rien. Le prêt ne joue lui-même strictement aucun rôle différenciant. Ce qui compte, ce sont les incitations pécuniaires (bonus/malus de l’Etat ou de la région) et l’effort personnel (couvrant le reste à charge) de l’acheteur.

La charge est rude tout en étant très argumentée. La conclusion de l’entretien avec Lefournier (c’est moi qui souligne en italique) ?

Le marché financier à vocation écologique est un mythe. La diversion de la finance verte ou durable telle que proposée est gênante puisqu’elle donne une fausse idée de la réalité: elle n’est pas un accélérateur de la transition. Déclarer la “guerre” au réchauffement climatique en payant zéro pour la mobilisation, ça ne marchera pas. On ne lutte pas contre le réchauffement avec des mots.

Lisez L’illusion de la finance verte, même et surtout si vous n’êtes pas d’accord avec les thèses des auteurs.

Incompréhensible finance responsable

L’AMF a mené deux enquêtes sur les perceptions des Français concernant les placements responsables ainsi que sur la lisibilité des documentations sur ces placements.

Il y a encore beaucoup de travail (c’est moi qui souligne en italique).

Pour les épargnants, les placements responsables, et le vocabulaire associé, sont flous.
Dans leur esprit, finance et responsabilité se conjuguent mal et la méfiance est souvent de mise. Beaucoup sont dubitatifs sur la véritable nature « responsable » des produits proposés. La confiance dans les labels, peu connus, reste globalement limitée.
Les épargnants attendent plus de transparence, de lisibilité et de pédagogie. Beaucoup d’entre eux demandent un accompagnement de leur conseiller financier.

Les résultats de l’étude Les Français et les placements responsables sont ici.

L’AMF a également interrogé 15 « épargnants moyens non experts » pendant 7 jours à raison d’une heure en ligne par jour, afin d’évaluer leurs connaissances et leurs perceptions de l’investissement responsable et de leur demander leur avis sur la lisibilité de la documentation précontractuelle de plusieurs produits responsables.

J’ai été particulièrement intéressé par la partie concernant la documentation réglementée.

Qu’en dit l’AMF ?

La documentation réglementée est peu lue en spontané.

Mais encore (c’est moi qui souligne en italique) ?

Le niveau de langage (vocabulaire, syntaxe) des DICI et prospectus met les lecteurs non experts à distance d’entrée de jeu
• … décourageant la plupart des investisseurs de s’y intéresser
• … et ne permettant qu’une compréhension partielle des objectifs et du fonctionnement du placement

Des documents principalement axés sur le fonctionnement financier du produit, et mettant peu en valeur sa durabilité :
• L’intensité de durabilité y est souvent difficile à comprendre pour les investisseurs
• … voire perçue comme totalement absente.

Ca ressemble à un naufrage. Le Titanic des prospectus et des DICI. Qui bien entendu ne concerne pas les seuls fonds ESG.

Les auteurs de l’étude ont compilé les termes présents dans les prospectus et les DICI pour lesquels les personnes interrogées ont demandé des clarifications.

La liste est longue comme la main. Les documents réglementés sont rédigés dans un jargon incompréhensible pour le commun des mortels. 

Conclusion de l’étude :

La question des placements durables/responsables n’est pas si évidente pour les investisseurs aujourd’hui.

Sans blague.

Les résultats de l’étude Lisibilité de l’information dans la documentation sur les placements durables et responsables sont ici.

Ce naufrage collectif devrait interpeller tous les acteurs de l’écosystème

Des nouvelles du #H2Ogate

Cette vignette s’appelle depuis des mois « Et surtout la transparence, hein ». Je l’ai rebaptisée.

Dans Les Echos, Amélie Laurin nous apprend que l’association Collectif Porteurs H2O assigne H2O AM, CACEIS et KPMG en justice.

L’association veut notamment « vérifier si et dans quelle mesure les commissions versées à des courtiers visiblement complaisants ont pu grever la performance des fonds liquides. »

Hmmm, les « courtiers visiblement complaisants », c’est les autres, pas ceux qui sont membres du collectif j’espère ? Et comment va-t-on distinguer les courtiers complaisants des non-complaisants ? 

On est proche du grotesque, mais passons.

J’avais expliqué ici pourquoi l’action de ce collectif me semblait vouée à l’échec, je n’ai pas changé d’opinion.

Le communiqué de l’association explique les motivations de l’assignation et fournit une utile chronologie du #H2Ogate.

Depuis la scission des 7 fonds sinistrés de H2O AM, il est très difficile de reconstituer la performance des « vieux » fonds d’avant la scission.

Je me livre à l’exercice en calculant une valeur liquidative reconstituée, égale à la somme de la valeur liquidative des « nouveaux » fonds liquides (FCP à la fin du nom) et de la valeur liquidative mensuelle estimative des side-pockets.

Cette valeur liquidative reconstituée est une fiction, car aucune transaction n’est possible sur les side-pockets.

Mais elle permet de voir où en sont les porteurs de parts. Notamment par rapport au plus-haut historique atteint par les « vieux » fonds avant qu’ils ne heurtent des icebergs et fassent naufrage en février et mars 2020.

Autre limite de l’exercice : rien ne dit que les porteurs de parts récupèreront l’équivalent de la dernière valeur liquidative estimative des side-pockets. On ne le saura que quand toutes les participations illiquides auront été revendues au seul acheteur, Tenor, la holding de Lars Windhorst.

Ou plus exactement au fur et à mesure du remboursement par Tenor de la « first super senior secured note » (FSSSN) émise par Tennor, portant intérêt au taux annuel de 4,5% et prévoyant la possibilité de remboursements intermédiaires. Je rappelle (j’en avais parlé ici) que le remboursement total est prévu début 2022.

Voilà où on en est au 30 septembre 2021 (date de la VL des fonds liquides dont le nom se termine par « FCP », la dernière valeur liquidative mensuelle estimative des side-pockets étant en date du 31 août).

Seul Adagio est tout juste dans le vert.

En matière de décollecte, voilà où on en est. Si les vannes de l’assurance vie restent fermées, on devrait arriver à 4 milliards d’euros de retraits avant la fin de l’année.

En matière de performance, voilà où on en est.

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Je ne suis pas habilité à donner des conseils sur les produits de placement : ne me sollicitez pas pour cela car je ne vous répondrai pas.

Si vous avez des questions, consultez un conseiller en investissement financier. Un conseiller en investissement financier, c’est quelqu’un que vous payez pour qu’il.elle vous donne des conseils. Dans le jargon de MIF 2, seul le conseiller exclusivement payé par ses clients peut se déclarer indépendant.

Quelqu’un qui est payé par les fournisseurs de produits pour vous vendre lesdits produits, c’est un vendeur, pas un conseiller.

C’était ma semaine Twitter 39 de 2021. Sayōnara. さようなら.

Photo : Leonardo DiCaprio dans Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese

Author: wpadmin

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